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Foire
aux questions
Pourquoi l'offshore apparaît
sous-évalué en France ?
Depuis quelques années, circulent les chiffres
les plus fantaisistes visant à quantifier l'impact de l'off-shore
sur l'emploi.
En novembre 2004, le ministère des Finances avançait
2 000 à 3 000 emplois perdus en se fondant sur les chiffres 2001
du cabinet PAC.
A l'inverse, l'Américain Frost & Sullivan table
sur 471 000 emplois informatiques délocalisés en France,
soit presque la totalité des effectifs de notre secteur ! Syntec,
lui, évalue l'impact autour de 5 000 à 7 000 emplois détruits.
La tâche est ardue, car l'offshore prend des formes multiples sous
le terme de « délocalisation ». Relocalisations d'emplois
dans des filiales offshore, rachats de SSII étrangères,
contrats commerciaux avec des prestataires offshores.
Rares sont les études qui abordent l'offshore dans
sa globalité. Si bien que les calculs se révèlent
trompeurs. Au lieu d'évaluer le chiffre d'affaires réalisé
en offshore pour le « convertir » en emplois français,
l'impact sur l'emploi devrait se mesurer en jours/homme. On atteindrait
ainsi plutôt le chiffre de 15 000 emplois «offshore»
travaillant pour le compte de clients de nos SSII et éditeurs,
soit autant que le nombre de jeunes diplômés -arrivant chaque
année sur notre marché du travail. Rien qu'en Inde, nos
plus grandes SSII Cap Gemini, Atos, Unilog, Valtech, etc. emploient environ
6 000 informaticiens.
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